Indicateurs Economiques

Prévisions Économiques 2014 (est.) 2015 (prév.)
PIB Nominal (Mds F CFA) 16 935 18 880
PIB réel (Mds F CFA) 14 674 16 064
Croissance du PIB réel (%) 8,5 9,5
Taux d'Investissement (%) 16,0 18,7
Public (%) 6,1 8,0
Privé (%) 9,9 10,7
Inflation (en moyenne annuelle) 0,4 1,9

Industries Extractives

Site du Conseil National ITIE

Guide pratique de la Côte d'Ivoire

1 - La Côte d'Ivoire

Nom officiel République de Côte d'Ivoire

  • Drapeau Orange, Blanc, Vert
  • Devise Union, Discipline, Travail
  • Hymne Nationale l'Abidjanaise
  • Fête nationale 7 Août
  • Régime politique République de type présidentiel et multipartiste. Première Constitution du 16 octobre
  • 1960, révisée à 7 reprises. Nouvelle Constitution du 23 juillet 2000

2 - Gouvernement

  • Chef de l'état Alassane OUATTARA, depuis le 4 décembre 2010
  • Alassane OUATTARA, depuis le 4 décembre 2010
  • Chef du Gouvernement Guillaume Kigbafori SORO, depuis le 29 mars 2007

3 - Carte Administrative

  • Organisation administrative 19 régions, 56 départements et 2 Districts (Abidjan et Yamoussoukro)
  • Capitale politique Yamoussoukro (depuis le 21 mars 1983) 200.000 habitants (estimation 2005)
  • Capital économique Abidjan 6 000 000 habitants (estimation 2005)
  • Superficie 322 462 km2
  • Frontières 3 110 km dont 584 km avec le Burkina-Faso, 668 km avec le Ghana, 610 km avec la Guinée, 716 km avec le Liberia et 532 km avec le Mali
  • Situation Géographique Afrique de l’Ouest, limité au nord par le Mali, et le Burkina Faso, par la Guinée et le Libéria à l’ouest et par le Ghana à l’est. Elle irrigué du nord au sud par 4 fleuves ( le Bandama sur 950 km, le Comoé 900 km, le Sassandra 650 km, et le Cavally 600 km.)
  • Population 20. 000 (estimation 2007)
  • Croissance annuelle de la population 3,3% (estimation. 2007)
  • Densité de population 61 habitants/km2 (2005)
  • Population Urbaine 52 %
  • Espérance de vie 47,7 ans
  • Langue officielle Le Français, une soixantaine de langues
  • Composition Ethnique Akan (31,1%), Krou (9,4%), Mandé nord (12,2%), Mandé Sud (7,4%), Voltaïque (13%)
  • Religions Islam (38,6%), christianisme (32,8%), animisme (11,9%), sans religion (16,7%)
  • Fuseau horaire T.U (Temps Universel)
  • Domaine Internet .ci
  • Indicatif téléphonique 225
  • Monnaie Le Franc CFA(655,957 FCFA = 1
  • Principales ressources Cacao (1er producteur mondial), café (7e producteur mondial) ignames (2e producteur mondial), bananes, huile de palme, coton, bois, pétrole, gaz, diamants, or, nickel, tourisme.
  • PIB total 10.144,60 milliards FCFA (2008)
  • Taux de Croissance +1,5 % (2007)
  • PIB par habitant 465 000,5 F CFA
  • Taux d'inflation 2,5% (2006)
  • Dette extérieure totale 4.478,352 milliards FCFA (2006) encours hors souscription au capital, contribution et diverses commissions
  • Principaux fournisseurs France, Nigeria, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Etats-Unis, Espagne, Inde, Japon
  • Principaux clients Pays-Bas, France, Nigeria, Etats-Unis, Espagne, Italie, Mali, Burkina Faso, Allemagne

4 - Géographie

4.1 - Relief

Formé d’un ancien plateau de nature granitique, la Côte d’Ivoire présente dans l’ensemble, un relief assez plat. Le long du Golfe de Guinée, la côte est constituée de falaises, rocheuses à l’Ouest de Sassandra, puis argilo sableuses jusqu’au Cap de Palmes à la frontière libérienne ; dans sa moitié orientale, la côte Est, au contraire, basse et sableuse. Au Nord de la bande littorale de sable, s’étend une vaste plaine puis, une région de bas plateaux situés à des altitudes inférieures à 350m. Le pays s’élève ensuite vers les moyens plateaux du Nord, dont les altitudes atteignent exceptionnellement, 900m vers l’Ouest. Les plus hauts sommets sont localisés à l’Ouest du pays, avec le Mont Nimba qui culmine à 1.752m, à la frontière guinéo-libérienne.

4.2 - Fleuves

La Côte d’Ivoire est irriguée par quatre grands fleuves : le Bandama : long de 950 km, il est entièrement ivoirien et traverse le pays en son milieu ; il se jette dans l’Océan Atlantique, à Grand-Lahou. Le barrage hydro-électrique de Kossou se trouve sur le Bandama. La Marahoué et le N’Zi sont ses principaux affluents. La Comoé : Elle est longue de 900 km et prend sa source au Burkina ; elle se jette dans l’Océan Atlantique au niveau de Grand-Bassam. Le Sassandra : Long de 650 km, il prend sa source en Guinée et rejoint l’Océan Atlantique à Sassandra. Ses principaux affluents sont le Temba, le Bafing, le N’Zo, le Lobo et le David. Le Cavally : Il vient aussi de Guinée et mesure 600 km. Sur la plus grande partie de son cours, il sert de frontière naturelle avec le Libéria.

4.3 - Végétation

La forêt s’étend sur toute la partie Sud du pays. Elle est limitée au Nord par un axe qui part de Man à l’ouest, redescend dans la région de Yamoussoukro et remonte aux environs de Bondoukou à l’Est. De beaux spécimens de forêt primaire sont constitués aujourd’hui, par les zones protégées des parcs nationaux de Taï au Sud-ouest du pays et du Banco dans les environs d’Abidjan. La savane s’étend sur toute la partie Nord du pays et se caractérise par de grands espaces recouverts d’herbage, qui deviennent de plus en plus clairsemés à l’approche du Sahel.

4.4 - Climat

Composée de deux zones bioclimatiques distinctes, la Côte d’Ivoire possède des climats très tranchés. Le Sud est très humide et connaît quatre saisons : avril à mi-juillet : grande saison des pluies. Mi-juillet à septembre : petite saison sèche. Septembre à novembre : petite saison des pluies Décembre à mars : grande saison sèche. Le Nord est plus sec et connaît deux saisons principales : Juin à septembre : grande saison des pluies Octobre à mai : grande saison sèche.

5 - L'économie ivoirienne

5.1 - Infrastructures et équipements de base

  • Réseau routier : 85 000 km dont 6 500 bitumés et 75 500 km de route de terre.
  • Chemin de fer : 11560 km Abidjan – Ouagadougou (Burkina Faso).
  • Aéroports internationaux : 3 (Abidjan, Yamoussoukro, et Bouaké)
  • Aérodromes régionaux et locaux : 14 (dont 3 fonctionnels : San Pedro, Tabou, Daloa)
  • Ports en eau profonde : 2 (Abidjan, San Pedro)
  • Téléphonie fixe : 257 932 abonnés (2004)
  • Téléphonie mobile : 4 000 000 abonnés (estimation fin 2006), 4 opérateurs (2007) (3 opérateurs)
  • Internet : 1 200 000 utilisateurs (fin 2004), 5 opérateurs
  • Parc hôtelier : 211 hôtels (dont 3 de 5 étoiles, 5 de 4 étoiles, 20 de 3 étoiles et 40 de 2 étoiles) d’une capacitéde 7 754 chambres et 11 702 places.

5.2 - Caractéristiques de l’activité économique

Le sud du pays concentre 85 % de l’activité économique. Au moins 1% des entreprises réalisent un CA supérieur à 25 milliards FCFA. Les PME représentent 61% des entreprises, avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 500 millions FCFA, chacune. L’agriculture contribue pour 2% à la croissance annuelle de la Valeur Ajoutée

5.2.1 - Agriculture

  • 9,5 millions d’hectares cultivés sur 24 millions cultivables.
  • Climat tropical humide très propice aux cultures en particulier en basse Côte.
  • Agriculture assez diversifiée (vivriers, cultures de rente, cultures industrielles).

Principales Productions:

  • Cacao : 1 367 200 tonnes/an 1er producteur mondial
  • Café : 117 000 tonnes/an (2006)
  • Cola : 50 000 à 75 000 tonnes/an 1er rang mondial
  • Huile de palme 284 500 tonnes/an (2006)
  • Hévéa : 130 000 tonnes/an (2006)
  • Coton graine : 221 700 tonnes/an (2006)
  • Sucre : 152 900 tonnes/an (2006)
  • Caoutchouc : 179 000 tonnes/an (2006)
  • Anacarde : 230 000 tonnes/an (2006)

5.2.2 - Industrie

Elle contribue pour 20% au PIB et représente 40% de l’UEMOA. 50% des entreprises réalisent un CA inférieur 1 milliard FCFA.

Meilleures performances récentes :

  • Chimie, eau, électricité, extractions minières, industries diverses
  • Industries affectées par la crise : BTP, agro-industries, textiles et bois.
  • Industries en difficulté du fait de cette crise (approvisionnements difficiles, usines détruites ou fermées).

L’industrie ivoirienne est née de la volonté de transformer sur place, une bonne partie des produits de l’agriculture. Aujourd’hui l’industrie manufacturière domine à 80% le secteur secondaire, dont la participation au PIB réel est moins de 25% par année. Le bâtiment et les travaux publics comptent pour 10% tandis que l’énergie et les mines représentent 15% du secteur. L’industrie emplie 100 000 personnes travaillant dans environ 700 entreprises. Les plus importants de celles-ci relèvent de la Fédération Nationale des Industries de Côte d’Ivoire. Une cinquantaine d’entre elles assurent 75% de la valeur ajoutée du secteur.

5.2.2.1 - Agro-alimentaire

La production des industries agro-alimentaire représente 25% du PIB du secteur secondaire. Les fabrications sont directement liées aux produits du sol ivoirien, toujours très productif.

  • CACAO : Les récoltes du 1er producteur mondial qu’est la Côte d’Ivoire, s’accroissent chaque année depuis bientôt 10 ans. On est aujourd’hui à 1 367,2 milliers de tonnes/an de fèves, dont moins de 20% transformées sur place en masse, beurre, tourteaux et même chocolat en tablette et poudre.
  • CAFÉ : La production est de 117 000 tonnes/an (2006). La transformation annuelle de café moulu est de plus de 20 000 tonnes de cerises de robusta en café soluble. Deux torréfacteurs traitent 1000 à 2000 tonnes de café moulu ou en grain pour la consommation locale et sous-régionale.
  • BANANES-ANANAS : Traitées hors champ dans des stations modernes de conditionnement, les bananes partent majoritairement pour l’exportation tandis qu’une partie des ananas fait l’objet d’une transformation en tranches et jus.
  • SUCRE : Ce secteur très sensible se porte mal depuis plusieurs années. La guerre, qui a entraîné la fermeture des sucreries installées sur les complexes agro-industriels de canne du Nord. La consommation nationale est de l’ordre de 160 000 tonnes par an. La présence de sucre local a favorisé la création de petites unités de production de confiseries et de confitures.
  • OLÉAGINEUX : Développé sur plus de 100 000 hectares en basse côte, à partir des années 60, le plan palmier à huile, encouragé par la Banque Mondiale et l’Union Européenne, a permis d’assurer l’auto suffisance de la Côte d’Ivoire, en corps gras alimentaires autorisant même le pays à exporter des produits élaborés allant de l’huile de table, aux savons et aux cosmétiques appréciés dans toute l’Afrique de l’Ouest.
  • BRASSERIE : ce secteur prospère produit annuellement pour le marché national, plus d’un million d’hectolitre de bière et 400 000 hectolitres de boissons gazeuses allant du Schweppes au Coca, en passant par les sodas divers et les malts avec ou sans alcool.
5.2.2.2 - Produits de la Mer

Abidjan est un haut lieu de la transformation du thon péché, par des flottes étrangères et mis en boîte en zone portuaire, par deux sociétés à capitaux. De l’ordre de 60 000 tonnes /an, les exportations annuelles de thon se chiffrent autour de 150 milliards FCFA et représentant la 4éme richesse exportée par le pays.

5.2.2.3 - Caoutchouc

Premier exportateur africain, la Côte d’Ivoire produit actuellement 179 000 tonnes/an de caoutchouc naturel par an, dans une dizaine d’usines situées dans la zone productrice en Basse Côte. Les perspectives longtemps discutées sont aujourd’hui, reconnues très favorables.

5.2.2.4 - Textiles

La filière part des champs de coton du Nord et du Centre, et va jusqu’à la bonneterie et au prêt-à-porter, de très bonne facture. Depuis 2 ans, en raison des troubles qui accablent le Nord du Pays, la production a évidemment beaucoup de mal à être commercialisée et vendue. La cherté, voire l’absence des intrants, ont en outre perturbé la productivité des plantations. La production est de grande qualité et les impressions d’une originalité reconnue dans le monde entier. Le marché local absorbe 50% des produits de filature tissage qui fournissent, à l’exportation, des millions de tonne d’écrus, des serges, du drap, du denim pour les jeans. Les impressions sont à 90% absorbées par le marché local, très demandeur, en raison du phénomène de la mode, exceptionnellement dynamique en Côte d’Ivoire.

5.2.2.4 - Le bois

Ce fut l’un des secteurs pionniers de l’industrie ivoirienne. Mais, surexploitée, la forêt se fait pauvre en bois transformables. Aujourd’hui, on compte tout au plus une grosse centaine de scieries, qui traitent environ 80% de la production, soit un volume de l’ordre d’un million de tonnes de produits finis. La transformation secondaire (parquets, contre plaqués, menuiserie, ébénisterie) progresse encore que trop modestement.

5.2.2.5 - Energie et hydrocarbures

La côte d’Ivoire tire l’essentiel de son énergie principalement des ressources hydrauliques mais depuis quelques années, on assiste à l’avènement du pétrole et du gaz naturel exploités au large des côtes ivoiriennes. La production de pétrole est de 50 000 barils/jour (2007) et celle de gaz de1 483,7 millions de mètre cube (2007). La Côte d’Ivoire dispose d’une importante société de raffinage d’une capacité de 3 500 000 tonnes/an de traitement brut : soit 70 000 barils/jour. L’Etat détient 84% du capital.

Le secteur d’extraction des ressources minérales doté d’un code minier, élaboré en 1995 par le gouvernement, a connu une variation de la valeur de production de 2002 à 2006 : 78,8% (2002), 74,2% (2003), 4,4% (2004), 51,4% (2005) et 36,2% (2006). La Côte d’Ivoire dispose également d’un potentiel hydro-électrique total de 12 400 gwh mais l’équipement actuel permet de disposer seulement de 2 550 gwh.

5.2.2.6 - Transport

Depuis son indépendance, le pays accorde une place importante à la mise en place d’un réseau routier moderne et performant pour faciliter le développement des départements (humains et matériels) à l’intérieur comme vers les pays limitrophes.

Le transport maritime a réalisé en 2006, un trafic global de 13 398 000 tonnes dont 5 874 000 en exportations et 7 524 000 en importations pour le Port Autonome d’Abidjan. Au niveau du Port de San Pedro, le trafic est de 686 000 tonnes dont 549 000 en exportations et 137 000 en importations.

Le secteur aérien enregistre un total de 690 095 voyageurs (passagers commerciaux). Le transit direct est de 76 398 et le fret aérien de 9 120 tonnes en 2006.

5.2.2.7 - Pharmacie

Le marché privé ivoirien consomme quelque 120 milliards FCFA, de médicaments par an dont 10% produits localement et 90% importés. S’y ajoutent les achats destinés aux hôpitaux publics, soit environ 12 milliards par an en spécialités et produits génériques. Ils coexistent avec la pharmacopée traditionnelle toujours très utilisée.

5.2.2.8 - Bâtiment TP

Les « grands chantiers de l’éléphant d’Afrique » ont dans les années 95, relancé ce secteur porteur et pourvoyeur d’emplois, qui assure 10% de la valeur ajoutée du secteur industriel. Avec la crise, de 175 milliards en 1997, la valeur ajoutée par ce secteur s’établit aujourd’hui, autour des 150 milliards FCFA.