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Indicateurs Economiques
| Prévisions Économiques | 2012 | 2013 |
| Réalisations | Projections | |
| PIB (milliards FCFA) | 12 600 | 14 070 |
| PIB par habitant (en milliards) | 1077,7 | 1 205,2 |
| Taux de croissance réel | 9,8% | 9% |
| Secteur Primaire | 2,3% | 2% |
| Secteur Secondaire | 19,2% | 16,4% |
| Secteur Tertiaire | 13,5% | 12,4% |
| Secteur non marchand | 3,9% | 3,2% |
Marchés Publics
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| Guide pratique de la Côte d'Ivoire |
1 - La Côte d'IvoireNom officiel République de Côte d'Ivoire
2 - Gouvernement
3 - Carte Administrative
4 - Géographie4.1 - ReliefFormé d’un ancien plateau de nature granitique, la Côte d’Ivoire présente dans l’ensemble, un relief assez plat. Le long du Golfe de Guinée, la côte est constituée de falaises, rocheuses à l’Ouest de Sassandra, puis argilo sableuses jusqu’au Cap de Palmes à la frontière libérienne ; dans sa moitié orientale, la côte Est, au contraire, basse et sableuse. Au Nord de la bande littorale de sable, s’étend une vaste plaine puis, une région de bas plateaux situés à des altitudes inférieures à 350m. Le pays s’élève ensuite vers les moyens plateaux du Nord, dont les altitudes atteignent exceptionnellement, 900m vers l’Ouest. Les plus hauts sommets sont localisés à l’Ouest du pays, avec le Mont Nimba qui culmine à 1.752m, à la frontière guinéo-libérienne. 4.2 - FleuvesLa Côte d’Ivoire est irriguée par quatre grands fleuves : le Bandama : long de 950 km, il est entièrement ivoirien et traverse le pays en son milieu ; il se jette dans l’Océan Atlantique, à Grand-Lahou. Le barrage hydro-électrique de Kossou se trouve sur le Bandama. La Marahoué et le N’Zi sont ses principaux affluents. La Comoé : Elle est longue de 900 km et prend sa source au Burkina ; elle se jette dans l’Océan Atlantique au niveau de Grand-Bassam. Le Sassandra : Long de 650 km, il prend sa source en Guinée et rejoint l’Océan Atlantique à Sassandra. Ses principaux affluents sont le Temba, le Bafing, le N’Zo, le Lobo et le David. Le Cavally : Il vient aussi de Guinée et mesure 600 km. Sur la plus grande partie de son cours, il sert de frontière naturelle avec le Libéria. 4.3 - VégétationLa forêt s’étend sur toute la partie Sud du pays. Elle est limitée au Nord par un axe qui part de Man à l’ouest, redescend dans la région de Yamoussoukro et remonte aux environs de Bondoukou à l’Est. De beaux spécimens de forêt primaire sont constitués aujourd’hui, par les zones protégées des parcs nationaux de Taï au Sud-ouest du pays et du Banco dans les environs d’Abidjan. La savane s’étend sur toute la partie Nord du pays et se caractérise par de grands espaces recouverts d’herbage, qui deviennent de plus en plus clairsemés à l’approche du Sahel. 4.4 - ClimatComposée de deux zones bioclimatiques distinctes, la Côte d’Ivoire possède des climats très tranchés. Le Sud est très humide et connaît quatre saisons : avril à mi-juillet : grande saison des pluies. Mi-juillet à septembre : petite saison sèche. Septembre à novembre : petite saison des pluies Décembre à mars : grande saison sèche. Le Nord est plus sec et connaît deux saisons principales : Juin à septembre : grande saison des pluies Octobre à mai : grande saison sèche. 5 - L'économie ivoirienne5.1 - Infrastructures et équipements de base
5.2 - Caractéristiques de l’activité économiqueLe sud du pays concentre 85 % de l’activité économique. Au moins 1% des entreprises réalisent un CA supérieur à 25 milliards FCFA. Les PME représentent 61% des entreprises, avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 500 millions FCFA, chacune. L’agriculture contribue pour 2% à la croissance annuelle de la Valeur Ajoutée 5.2.1 - Agriculture
Principales Productions:
5.2.2 - IndustrieElle contribue pour 20% au PIB et représente 40% de l’UEMOA. 50% des entreprises réalisent un CA inférieur 1 milliard FCFA. Meilleures performances récentes :
L’industrie ivoirienne est née de la volonté de transformer sur place, une bonne partie des produits de l’agriculture. Aujourd’hui l’industrie manufacturière domine à 80% le secteur secondaire, dont la participation au PIB réel est moins de 25% par année. Le bâtiment et les travaux publics comptent pour 10% tandis que l’énergie et les mines représentent 15% du secteur. L’industrie emplie 100 000 personnes travaillant dans environ 700 entreprises. Les plus importants de celles-ci relèvent de la Fédération Nationale des Industries de Côte d’Ivoire. Une cinquantaine d’entre elles assurent 75% de la valeur ajoutée du secteur. 5.2.2.1 - Agro-alimentaireLa production des industries agro-alimentaire représente 25% du PIB du secteur secondaire. Les fabrications sont directement liées aux produits du sol ivoirien, toujours très productif.
5.2.2.2 - Produits de la MerAbidjan est un haut lieu de la transformation du thon péché, par des flottes étrangères et mis en boîte en zone portuaire, par deux sociétés à capitaux. De l’ordre de 60 000 tonnes /an, les exportations annuelles de thon se chiffrent autour de 150 milliards FCFA et représentant la 4éme richesse exportée par le pays. 5.2.2.3 - CaoutchoucPremier exportateur africain, la Côte d’Ivoire produit actuellement 179 000 tonnes/an de caoutchouc naturel par an, dans une dizaine d’usines situées dans la zone productrice en Basse Côte. Les perspectives longtemps discutées sont aujourd’hui, reconnues très favorables. 5.2.2.4 - TextilesLa filière part des champs de coton du Nord et du Centre, et va jusqu’à la bonneterie et au prêt-à-porter, de très bonne facture. Depuis 2 ans, en raison des troubles qui accablent le Nord du Pays, la production a évidemment beaucoup de mal à être commercialisée et vendue. La cherté, voire l’absence des intrants, ont en outre perturbé la productivité des plantations. La production est de grande qualité et les impressions d’une originalité reconnue dans le monde entier. Le marché local absorbe 50% des produits de filature tissage qui fournissent, à l’exportation, des millions de tonne d’écrus, des serges, du drap, du denim pour les jeans. Les impressions sont à 90% absorbées par le marché local, très demandeur, en raison du phénomène de la mode, exceptionnellement dynamique en Côte d’Ivoire. 5.2.2.4 - Le boisCe fut l’un des secteurs pionniers de l’industrie ivoirienne. Mais, surexploitée, la forêt se fait pauvre en bois transformables. Aujourd’hui, on compte tout au plus une grosse centaine de scieries, qui traitent environ 80% de la production, soit un volume de l’ordre d’un million de tonnes de produits finis. La transformation secondaire (parquets, contre plaqués, menuiserie, ébénisterie) progresse encore que trop modestement. 5.2.2.5 - Energie et hydrocarburesLa côte d’Ivoire tire l’essentiel de son énergie principalement des ressources hydrauliques mais depuis quelques années, on assiste à l’avènement du pétrole et du gaz naturel exploités au large des côtes ivoiriennes. La production de pétrole est de 50 000 barils/jour (2007) et celle de gaz de1 483,7 millions de mètre cube (2007). La Côte d’Ivoire dispose d’une importante société de raffinage d’une capacité de 3 500 000 tonnes/an de traitement brut : soit 70 000 barils/jour. L’Etat détient 84% du capital. Le secteur d’extraction des ressources minérales doté d’un code minier, élaboré en 1995 par le gouvernement, a connu une variation de la valeur de production de 2002 à 2006 : 78,8% (2002), 74,2% (2003), 4,4% (2004), 51,4% (2005) et 36,2% (2006). La Côte d’Ivoire dispose également d’un potentiel hydro-électrique total de 12 400 gwh mais l’équipement actuel permet de disposer seulement de 2 550 gwh. 5.2.2.6 - TransportDepuis son indépendance, le pays accorde une place importante à la mise en place d’un réseau routier moderne et performant pour faciliter le développement des départements (humains et matériels) à l’intérieur comme vers les pays limitrophes. Le transport maritime a réalisé en 2006, un trafic global de 13 398 000 tonnes dont 5 874 000 en exportations et 7 524 000 en importations pour le Port Autonome d’Abidjan. Au niveau du Port de San Pedro, le trafic est de 686 000 tonnes dont 549 000 en exportations et 137 000 en importations. Le secteur aérien enregistre un total de 690 095 voyageurs (passagers commerciaux). Le transit direct est de 76 398 et le fret aérien de 9 120 tonnes en 2006. 5.2.2.7 - PharmacieLe marché privé ivoirien consomme quelque 120 milliards FCFA, de médicaments par an dont 10% produits localement et 90% importés. S’y ajoutent les achats destinés aux hôpitaux publics, soit environ 12 milliards par an en spécialités et produits génériques. Ils coexistent avec la pharmacopée traditionnelle toujours très utilisée. 5.2.2.8 - Bâtiment TPLes « grands chantiers de l’éléphant d’Afrique » ont dans les années 95, relancé ce secteur porteur et pourvoyeur d’emplois, qui assure 10% de la valeur ajoutée du secteur industriel. Avec la crise, de 175 milliards en 1997, la valeur ajoutée par ce secteur s’établit aujourd’hui, autour des 150 milliards FCFA. |
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